Théologie Orthodoxe
Ορθόδοξη Θεολογία
Frédéric Tavernier Vellas
| Mars 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | 31 | ||||||||
|
||||||||||
L'origine de cet hymne est liée à des évènements concernant l'histoire
de la ville de Byzance, capitale de l'Empire d'Orient.
En 626, l'empereur Héraclius, après avoir confié sa ville assiégée par les Perses au patriarche oecuménique Sergius, la quitte, et se fraie difficilement un chemin parmi les rangs des
assiégeants, pour se rendre dans les provinces, et lever une armée capable de mettre en déroute les envahisseurs.
La nuit du sept août de la même année, le moment prévu par les Perses pour paser à l'attaque, ledit patriarche ordonne à l'armée et à tout le peuple de monter sur les remparts et de veiller les
armes à la main. Et c'est alors qu'on entendit monter vers le ciel le chant de strophes clamant les louanges de la Mère de Dieu, entrecoupés par des refrains tels que : "Salut, ô Epouse sans
époux, Allilouïa" et attribués à Romanos le mélode (+560), ou au patriarche Sergius lui-même, ou encore à Georges de Pisidie, conservateur de la bibliothèque de la Grande Eglise et contemporain
du patriarche Sergius.
Ce n'était pas un hymne de guerre. C'était un chant à la gloire de la Mère de Dieu, chant qui revenait spontanément sur les lèvres des fidèles dans les heures difficiles.La nuit tombante, les
rangs de l'ennemi se mettent en mouvement. En vain le patriarche et les assiégés regardent le Bosphore dans l'espoir de voir poindre à l'horizon les navires d'Héraclius accourant à leur secours.
Le ciel restait leur dernier recours.
Et voilà que le miracle tant attendu se réalise. Une Dame, belle et magnifique, parue dans le ciel, faisait reculer, de sa main levée, les armées barbares qui ne tardèrent pas à se retirer dans
le plus grand désordre, remplissant l'atmosphère d'un bruit assourdissant.
Au lever du soleil, l'apparition disparait et avec, l'ennemi. Le peuple se mit alors de nouveau à chanter l'hymne de la Vierge.A cette occasion,le patriarche dota cet hymne traditioneld'une nouvelle introduction rappelant le miracle du salut de la Capitale et déclarant la Vierge pure comme une "invincible chef d'armée", et reine de la ville régnante "ta ville ô Mère de Dieu", et ordonna de célébrer la mémoire de ce miracle le cinquième samedi du Carême.
Au VIIIè siècle, les vingt-quatre strophes furent précédés d'un canon composé de neuf Odes, attribué à Joseph le rédacteur.
Si cet hymne se chante encore aujourd'hui debout c'est pour rappeler que lors du siège de Byzance, le peuple l'avait chanté debout sur les remparts de la ville.
Tropaire du Samedi de l'Akathiste :
Lorsque l'Incorporel prit connaissance de l'ordre mystérieux, il se présenta aussitôt dans la maison de Joseph et dit à la Vierge : celui qui, en descendant sur la terre,a incliné les cieux,
demeure entièrement en vous, sans éprouver de changement. Le voyant dans votre sein prendre la forme d'un esclave,de stupeur, vers vous, je m'écrie : Salut à vous, Epouse et Vierge !
Derniers Commentaires