Théologie Orthodoxe
Ορθόδοξη Θεολογία
Frédéric Tavernier Vellas
| Mars 2010 | ||||||||||
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La musique byzantine est peu connue en Occident. Qu'appelle-t-on musique byzantine ? La réponse est double : d'une part un
système musical tout à fait différent de la théorie et de la sémiographie musicale occidentale et d'autre part un répertoire qui s'étend sur deux millénaires avec une richesse d'expression et une
variété de compositions selon les régions et les époques dans des langues et des styles très divers.
La musique byzantine se dit évidemment en référence à l'Empire Byzantin. C'est dans ce cadre qu'elle s'est développée en lien avec l'hymnologie chrétienne. Il s'agit d'une musique purement
vocale et religieuse. C'est pourquoi on parle volontiers de "chant byzantin", comme en Europe occidentale on parlera de "chant grégorien" ou de "plain-chant".
La musique byzantine s'enracine dans le grand courant de l'hellénisme. Elle est la "musique classique de Grèce" et représente à ce titre la civilisation musicale hellénique.
S'il s'agit d'une musique traditionnelle, elle dépasse de loin ce que l'on entend habituellement par ce terme puisque dans la musique byzantine la tradition orale et la tradition écrite se sont
sans cesse enrichies l'une de l'autre et qu'aujourd'hui encore ces deux aspects restent indissociables. L'apprentissage de la musique byzantine ne peut se faire sans la tradition orale, la
tradition orale ne peut se maintenir sans la connaissance de la tradition écrite et sans la connaissance du système musical qui en commande la sémiographie.
La musique byzantine c'est aussi un nombre impressionnant de compositeurs d'un talent trop souvent méconnu en Europe occidentale... De saint Jean Damascène, à saint Jean Koukouzèlis ou Balasios
le prêtre...
La musique byzantine ce sont des interprètes, parfois cachés dans des îles grecques ou dans des monastères, ou
encore des musiciens d'exception qui parcourent le monde et font vibrer dans les festivals les voix de byzance ! Je pense à un ami très cher, pope à Patmos, Ioakim Grillis, dont la connaissance
et l'interprétation de cette musique sont exceptionnelles, mais aussi à Lycourgos Angelopoulos (Archon-protopsaltis du Patriarcat de Constantinople) qui enseigne cette musique dans trois
conservatoires à Athènes et dirige le célèbre Choeur Byzantin de Grèce connu internationalement. Je pense à Simon Karas le plus grand des théoriciens de la musique byzantine au XXè siècle dont
l'oeuvre immense n'a pas finit de nourrir les recherches des théoriciens et des praticiens pour notre XXIèsiècle. Je pense également à mon très cher ami Maximos Fahmé, chantre d'Alep en Syrie,
dont l'interprétation de cette musique en arabe est chaque fois une "envolée" contemplative ou à Dionysios Firfiris, moine du Mont Athos, dont les rares enregistrements, que nous devons à
Lycourgos Angelopoulos, témoignent d'une maîtrise parfaite du style et d'une intériorité monastique alliant douceur et gravité.
Découvrir la musique byzantine c'est entrer dans un monde de beauté fait de proportion musicale parfaite et d'expression vocale d'une richesse inouïe.
Je vous y invite cordialement !
Voici un enregistrement du grand psalte Stanitsas, qui provient du site : http://www.analogion.com Je remercie Dimitri Koubaroulis, auteur de ce site pour son autorisation d'utiliser les
images, enregistrements et articles présents sur son site pour les proposer au public francophone...
Le chant qui suit est chanté leSamedi de la Grande et Sainte Semaine, à la place du Cherouvikon (Hymne des chérubins. C'est un enregistrement en live.
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