Mardi 1 décembre 2009
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Adaptation poétique libre du texte de Rilke
en français par Frédéric Tavernier Vellas.
Hommes, levez les yeux! Hommes, autour du feu, là-bas,
qui avez connaissance du ciel illimité ; vous lisez dans les étoiles ; venez-ici!
Voyez, je suis l'astre nouveau qui s'élève.
Tout mon être se consume et rayonne si fortement et il est si prodigieusement empli de la lumière que la profondeur du firmament ne me suffit plus.
Laissez-donc ma splendeur entrer dans vos existences : ô ces regards sombres, ces cœurs sombres, ces destins nocturnes dont vous êtes emplis. Bergers comme je suis seule en vous!
Voici soudain qu'une béance s'ouvre pour moi. N'étiez-vous pas étonnés ? Le grand arbre à pain jetait une ombre. Oui, elle provenait de moi.
Vous les intrépides, ô si vous saviez combien l'avenir brille en ce moment sur vos visages en contemplation. Au cœur de cette puissante lumière, bien des choses se produiront. À vous je le confie, car vous êtes des hommes secrets ; vous dont la foi est droite, tout, ici, vous parle. Le feu ardent parle, et la pluie, le vol des oiseaux, le vent et ce que vous êtes. Rien ne prévaut et ne s'enfle en vanité ni ne s'en repaît. Vous ne conservez pas les choses à l'intérieur de votre cœur pour les tourmenter.
De même que l'ange est envahi par sa joie, vous êtes pénétrés, vous, par les choses terrestres. Et si, soudain, un buisson d'épines s'embrasait, d'où l'Éternel pouvait vous appeler ; si près de vos troupeaux, les Chérubins daignaient s'approcher, vous ne seriez pas surpris. Vous tomberiez face contre terre, vous adoreriez et nommeriez ceci : la Terre.
Et pourtant, tout cela a existé. Maintenant doit venir quelque chose de nouveau,et l'orbe de la terre, comme pris de convulsions, s'en trouvera élargi.
Un enchevêtrement d'épines, qu'est-ce donc pour vous ? Dieu prend forme dans le sein d'une vierge. Je suis la lueur de sa vie profonde, moi qui vous conduis.
Hommes, levez les yeux! Hommes, autour du feu, là-bas,
qui avez connaissance du ciel illimité ; vous lisez dans les étoiles ; venez-ici!
Voyez, je suis l'astre nouveau qui s'élève.
Tout mon être se consume et rayonne si fortement et il est si prodigieusement empli de la lumière que la profondeur du firmament ne me suffit plus.
Laissez-donc ma splendeur entrer dans vos existences : ô ces regards sombres, ces cœurs sombres, ces destins nocturnes dont vous êtes emplis. Bergers comme je suis seule en vous!
Voici soudain qu'une béance s'ouvre pour moi. N'étiez-vous pas étonnés ? Le grand arbre à pain jetait une ombre. Oui, elle provenait de moi.
Vous les intrépides, ô si vous saviez combien l'avenir brille en ce moment sur vos visages en contemplation. Au cœur de cette puissante lumière, bien des choses se produiront. À vous je le confie, car vous êtes des hommes secrets ; vous dont la foi est droite, tout, ici, vous parle. Le feu ardent parle, et la pluie, le vol des oiseaux, le vent et ce que vous êtes. Rien ne prévaut et ne s'enfle en vanité ni ne s'en repaît. Vous ne conservez pas les choses à l'intérieur de votre cœur pour les tourmenter.
De même que l'ange est envahi par sa joie, vous êtes pénétrés, vous, par les choses terrestres. Et si, soudain, un buisson d'épines s'embrasait, d'où l'Éternel pouvait vous appeler ; si près de vos troupeaux, les Chérubins daignaient s'approcher, vous ne seriez pas surpris. Vous tomberiez face contre terre, vous adoreriez et nommeriez ceci : la Terre.
Et pourtant, tout cela a existé. Maintenant doit venir quelque chose de nouveau,et l'orbe de la terre, comme pris de convulsions, s'en trouvera élargi.
Un enchevêtrement d'épines, qu'est-ce donc pour vous ? Dieu prend forme dans le sein d'une vierge. Je suis la lueur de sa vie profonde, moi qui vous conduis.
Par Frédéric Tavernier Vellas
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Publié dans : Le Regard du Poète
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